GWEN LEMASSON
Je crée pour révéler ce qui demeure : la mémoire des lieux, la force des femmes et les traces sensibles que le monde laisse en moi.
Mon travail me ressemble : libre, touche‑à‑tout, enraciné dans le patrimoine, inspiré par les femmes, la mer et le monde.
Bretonne d’origine, j’ai grandi dans un paysage où la nature impose sa force et sa liberté. Lorsque je me suis installée en Corse, j’ai retrouvé cette intensité, mais sous une forme nouvelle : plus minérale, plus verticale, plus tellurique.
Ce territoire n’a pas seulement accueilli ma vie, il a transformé ma manière de créer. Il a ouvert un autre rapport au temps, à la matière, à la mémoire.
Mon arrivée en Corse : un territoire qui transforme :
Quand je suis arrivée en Corse, je ne savais pas encore que ce territoire deviendrait un axe majeur de mon travail.
La montagne, la mer, les villages suspendus, les pierres, les gestes anciens… Tout cela a résonné immédiatement avec ma sensibilité artistique.
Vivre au cœur d’un village, participer par mes créations à la préservation de son patrimoine, comprendre ce qui fait l’âme d’un lieu : cette immersion a nourri mon regard et ma pratique.
Le patrimoine n’est pas seulement un décor, c’est une matière vivante, une mémoire, une force. Il m’a appris la patience, l’écoute, la précision, mais aussi l’humilité face au temps.
Cette relation intime avec les lieux s’est naturellement glissée dans mes œuvres : textures minérales, traces, cicatrices, surfaces brutes, forces telluriques.
La Corse m’a offert un vocabulaire visuel nouveau, plus ancré, plus charnel.
Encre, aquarelle et patrimoine, un autre regard :
J'ai développé une série d’œuvres à l’encre et à l’aquarelle consacrées au patrimoine corse.
Ces techniques, plus légères et plus spontanées, m’ont permis de saisir l’essence des villages : lignes, rythmes, respirations, lumières.
Ce travail a donné naissance à plusieurs ouvrages publiés, où mes dessins dialoguent avec l’histoire et la mémoire des lieux.
Ces publications prolongent mon engagement pour la valorisation du patrimoine et témoignent de mon attachement à ces architectures qui racontent la vie, les gestes, les générations.
Libre
Je puise mon inspiration partout et dans tout, j’apprends de mes expériences, je joue, je me laisse traverser.
La liberté n’est pas un choix, c’est ma manière d’être au monde.
Touche‑à‑tout
L’ADN de mes créations se trouve aussi bien dans les rayons d’un fournisseur d’art que dans ceux d’une grande surface de bricolage, sur le sable d’une plage, dans un atelier de ferronnerie ou chez un brocanteur.
Après l’huile de mes débuts, l’acrylique s’est imposée comme un médium essentiel : rapide, instinctif, parfaitement accordé à l’intensité de mes gestes et à mon déluge d’affects. Le couteau reste mon partenaire de combat, mais la main, un objet inattendu ou une bombe aérosol continuent de provoquer des accidents heureux : coulées, reliefs, éclats.
Avec le temps, la peinture seule n’a plus suffi.
L’encre de Chine est entrée dans mon travail, d’abord pour les croquis, puis comme un véritable langage. Elle a ouvert la voie au dessin, à l’aquarelle, à une pratique plus intime, plus immédiate, où le trait et la lumière deviennent essentiels. Aujourd’hui, c’est vers ces médiums — dessin, croquis, aquarelle — que tend naturellement mon travail, comme une respiration nouvelle, plus fine, plus attentive.
Pour autant, je n’ai jamais abandonné la matière.
D’autres supports moins académiques ont donné un relief 3D à mes créations : acier, bois, métaux, béton… La sculpture en techniques mixtes m’a offert un autre espace d’expression. Le béton, surtout, possède une force exceptionnelle : brut, puissant, sensible. Il continue de nourrir une part importante de ma recherche, en dialogue avec la légèreté du trait et la transparence de l’aquarelle.
Les femmes
Je suis une femme, et les femmes m’inspirent.
Beauté des corps, souffrances, puissances, fragilités… Elles sont le cœur battant de mon travail.
Elles portent des histoires, des luttes, des silences. Elles sont mes muses, mes colères, mes élans.
À l’écoute du monde
Je regarde la société, ses tensions, ses injustices.
Si les femmes sont au centre de mon œuvre, c’est aussi parce qu’elles sont encore trop souvent victimes.
Mes dernières créations, dystopiques, portent l’écho d’un supplice, d’une violence sourde, d’un cri qui cherche à se faire entendre.
Une œuvre de force, de matière et de vie :
Mon travail est force, expression, couleurs, cri, vie.
Il prend forme sur la toile, le papier, ou des surfaces plus froides et plus dures comme le métal ou le béton. La matière est un langage, un terrain d’affrontement, un espace où je me heurte, où je me révèle.
Mais au‑delà de la matière, il y a l’histoire.
La rencontre avec le patrimoine corse a ouvert une brèche : en découvrant celui‑ci, j’ai appris à regarder tous les patrimoines autrement. Les murs, les pierres, les traces, les cicatrices laissées par les vies passées… tout cela me touche profondément.
Je suis sensible à ce qui reste, à ce qui résiste, à ce qui raconte. Les lieux sont habités, les objets portent des mémoires, les architectures gardent les gestes de ceux qui sont venus avant nous.
Cette attention au passé, à l’humain, à la transmission, s’est glissée dans mon travail comme une évidence.
J’ai besoin de ces accroches : les matières brutes, les histoires anciennes, les silhouettes oubliées, les fragments de vie. Ils me permettent de tenir, de comprendre, de créer.
Conclusion et perspectives
Aujourd’hui, mon travail poursuit son chemin, guidé par ce qui m’anime depuis toujours : la mémoire des lieux, la force des femmes, la beauté brute du monde et les fractures de nos sociétés.
Après la Corse, d’autres territoires m’appellent. Je souhaite explorer des régions riches en patrimoines, des villes anciennes ou contemporaines, en France comme ailleurs en Europe, pour y saisir ce qui demeure, ce qui s’effrite, ce qui raconte. Chaque lieu porte une histoire, chaque pierre une empreinte, chaque ville une respiration singulière que j’ai envie de traduire en traits, en couleurs, en lumière.
La femme restera au cœur de mes créations.
Parce qu’elle est source, puissance, mystère, mais aussi parce qu’elle est encore trop souvent blessée, réduite, effacée. Je veux continuer à dénoncer les violences qui leur sont faites, partout dans le monde, et offrir à leurs visages ; réels ou imaginés ; un espace de dignité, de force et de présence.
Les sujets sociétaux continueront également de nourrir ma recherche : les injustices, les silences, les fractures, mais aussi les élans, les résistances, les renaissances.
Et puis il y a la mer, toujours. Celle de mon passé breton, celle de mon présent corse. Elle est un fil, un souffle, un refuge. Elle m’accompagne, m’apaise, me bouscule, m’inspire.
Mon travail avance ainsi, entre mémoire et matière, entre engagement et poésie, entre territoires et visages.
Je continue d’explorer, de questionner, de créer : librement, intensément, profondément.
Mon travail me ressemble : libre, touche‑à‑tout, enraciné dans le patrimoine, inspiré par les femmes, la mer et le monde.
Bretonne d’origine, j’ai grandi dans un paysage où la nature impose sa force et sa liberté. Lorsque je me suis installée en Corse, j’ai retrouvé cette intensité, mais sous une forme nouvelle : plus minérale, plus verticale, plus tellurique.
Ce territoire n’a pas seulement accueilli ma vie, il a transformé ma manière de créer. Il a ouvert un autre rapport au temps, à la matière, à la mémoire.
Mon arrivée en Corse : un territoire qui transforme :
Quand je suis arrivée en Corse, je ne savais pas encore que ce territoire deviendrait un axe majeur de mon travail.
La montagne, la mer, les villages suspendus, les pierres, les gestes anciens… Tout cela a résonné immédiatement avec ma sensibilité artistique.
Vivre au cœur d’un village, participer par mes créations à la préservation de son patrimoine, comprendre ce qui fait l’âme d’un lieu : cette immersion a nourri mon regard et ma pratique.
Le patrimoine n’est pas seulement un décor, c’est une matière vivante, une mémoire, une force. Il m’a appris la patience, l’écoute, la précision, mais aussi l’humilité face au temps.
Cette relation intime avec les lieux s’est naturellement glissée dans mes œuvres : textures minérales, traces, cicatrices, surfaces brutes, forces telluriques.
La Corse m’a offert un vocabulaire visuel nouveau, plus ancré, plus charnel.
Encre, aquarelle et patrimoine, un autre regard :
J'ai développé une série d’œuvres à l’encre et à l’aquarelle consacrées au patrimoine corse.
Ces techniques, plus légères et plus spontanées, m’ont permis de saisir l’essence des villages : lignes, rythmes, respirations, lumières.
Ce travail a donné naissance à plusieurs ouvrages publiés, où mes dessins dialoguent avec l’histoire et la mémoire des lieux.
Ces publications prolongent mon engagement pour la valorisation du patrimoine et témoignent de mon attachement à ces architectures qui racontent la vie, les gestes, les générations.
Libre
Je puise mon inspiration partout et dans tout, j’apprends de mes expériences, je joue, je me laisse traverser.
La liberté n’est pas un choix, c’est ma manière d’être au monde.
Touche‑à‑tout
L’ADN de mes créations se trouve aussi bien dans les rayons d’un fournisseur d’art que dans ceux d’une grande surface de bricolage, sur le sable d’une plage, dans un atelier de ferronnerie ou chez un brocanteur.
Après l’huile de mes débuts, l’acrylique s’est imposée comme un médium essentiel : rapide, instinctif, parfaitement accordé à l’intensité de mes gestes et à mon déluge d’affects. Le couteau reste mon partenaire de combat, mais la main, un objet inattendu ou une bombe aérosol continuent de provoquer des accidents heureux : coulées, reliefs, éclats.
Avec le temps, la peinture seule n’a plus suffi.
L’encre de Chine est entrée dans mon travail, d’abord pour les croquis, puis comme un véritable langage. Elle a ouvert la voie au dessin, à l’aquarelle, à une pratique plus intime, plus immédiate, où le trait et la lumière deviennent essentiels. Aujourd’hui, c’est vers ces médiums — dessin, croquis, aquarelle — que tend naturellement mon travail, comme une respiration nouvelle, plus fine, plus attentive.
Pour autant, je n’ai jamais abandonné la matière.
D’autres supports moins académiques ont donné un relief 3D à mes créations : acier, bois, métaux, béton… La sculpture en techniques mixtes m’a offert un autre espace d’expression. Le béton, surtout, possède une force exceptionnelle : brut, puissant, sensible. Il continue de nourrir une part importante de ma recherche, en dialogue avec la légèreté du trait et la transparence de l’aquarelle.
Les femmes
Je suis une femme, et les femmes m’inspirent.
Beauté des corps, souffrances, puissances, fragilités… Elles sont le cœur battant de mon travail.
Elles portent des histoires, des luttes, des silences. Elles sont mes muses, mes colères, mes élans.
À l’écoute du monde
Je regarde la société, ses tensions, ses injustices.
Si les femmes sont au centre de mon œuvre, c’est aussi parce qu’elles sont encore trop souvent victimes.
Mes dernières créations, dystopiques, portent l’écho d’un supplice, d’une violence sourde, d’un cri qui cherche à se faire entendre.
Une œuvre de force, de matière et de vie :
Mon travail est force, expression, couleurs, cri, vie.
Il prend forme sur la toile, le papier, ou des surfaces plus froides et plus dures comme le métal ou le béton. La matière est un langage, un terrain d’affrontement, un espace où je me heurte, où je me révèle.
Mais au‑delà de la matière, il y a l’histoire.
La rencontre avec le patrimoine corse a ouvert une brèche : en découvrant celui‑ci, j’ai appris à regarder tous les patrimoines autrement. Les murs, les pierres, les traces, les cicatrices laissées par les vies passées… tout cela me touche profondément.
Je suis sensible à ce qui reste, à ce qui résiste, à ce qui raconte. Les lieux sont habités, les objets portent des mémoires, les architectures gardent les gestes de ceux qui sont venus avant nous.
Cette attention au passé, à l’humain, à la transmission, s’est glissée dans mon travail comme une évidence.
J’ai besoin de ces accroches : les matières brutes, les histoires anciennes, les silhouettes oubliées, les fragments de vie. Ils me permettent de tenir, de comprendre, de créer.
Conclusion et perspectives
Aujourd’hui, mon travail poursuit son chemin, guidé par ce qui m’anime depuis toujours : la mémoire des lieux, la force des femmes, la beauté brute du monde et les fractures de nos sociétés.
Après la Corse, d’autres territoires m’appellent. Je souhaite explorer des régions riches en patrimoines, des villes anciennes ou contemporaines, en France comme ailleurs en Europe, pour y saisir ce qui demeure, ce qui s’effrite, ce qui raconte. Chaque lieu porte une histoire, chaque pierre une empreinte, chaque ville une respiration singulière que j’ai envie de traduire en traits, en couleurs, en lumière.
La femme restera au cœur de mes créations.
Parce qu’elle est source, puissance, mystère, mais aussi parce qu’elle est encore trop souvent blessée, réduite, effacée. Je veux continuer à dénoncer les violences qui leur sont faites, partout dans le monde, et offrir à leurs visages ; réels ou imaginés ; un espace de dignité, de force et de présence.
Les sujets sociétaux continueront également de nourrir ma recherche : les injustices, les silences, les fractures, mais aussi les élans, les résistances, les renaissances.
Et puis il y a la mer, toujours. Celle de mon passé breton, celle de mon présent corse. Elle est un fil, un souffle, un refuge. Elle m’accompagne, m’apaise, me bouscule, m’inspire.
Mon travail avance ainsi, entre mémoire et matière, entre engagement et poésie, entre territoires et visages.
Je continue d’explorer, de questionner, de créer : librement, intensément, profondément.
Lien vers mon Portfolio : https://heyzine.com/flip-book/GwenPortfolio.html
| Disciplines | Peinture, Sculpture |
|---|---|
| Sujet | Composition abstraite, Nu, Paysage, Portrait |
| Techniques | Acrylique, Encre, Mixte |
| Support et matériaux | |
| Tendances |
| Code postal | 20226 |
|---|---|
| Ville | Costa |
| Région | Corse |
| Numéro de téléphone | |
| Site web | http://www.gwenlemasson.fr |