Prad
Formation :
École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris
UFR 04 arts plastiques et sciences de l’art, Paris I
USC School of Cinematic Arts Los Angeles
Démarche :
Peindre en plein, est un élément essentiel de ma démarche. Mes aquarelles sont réalisées sur place. Parfois, elles sont achevées à l’atelier quand les conditions climatiques sont défavorables ou l’application de certains traitements nécessite plus de matériel.
Lorsqu’il s’agit de peintures à l’acrylique, sur des formats plus grands, le travail se déroule en deux temps. La première étape en extérieur consiste à ébaucher sur plusieurs feuilles, au crayon et à l’aquarelle, les caractéristiques du sujet. Dès le retour à l’atelier, je démarre la seconde étape de réalisation sur toile.
Il y a souvent une distance entre la réalité du sujet et sa représentation. Je me laisse guider par mes choix et mes sensations face au motif. Ce n’est pas prémédité. Quand je trouve un lieu, que je nomme « mon atelier éphémère », je ne sais absolument pas ce que je vais faire. En badigeonnant sur des bouts de papier, peu à peu, un sujet pictural prend forme. Parfois on retrouve assez bien le motif, parfois ce n’est plus qu'une représentation de sensations. Mais pour moi, il s’agit bien de paysages peints.
L’attrait pour l’aquarelle est né très tôt dans mon parcours. Aux Beaux-Arts, on m’invitait à pratiquer l’aquarelle pour préparer mes toiles. Je peignais beaucoup de petites images. J’étais parfois déçu de perdre dans mes toiles le côté lumineux et aérien de l'aquarelle.
Mais c’est surtout en découvrant la peinture ancienne chinoise, puis, les aquarellistes anglais du 19ème, que mon attrait pour l’aquarelle a été scellé.
Le traitement du sujet par la couleur est abordé de manière différente chez les artistes chinois et japonais. Dans la tradition chinoise, quand on peint un motif, on ne cherche pas à reproduire fidèlement ce que l’on voit, on le représente, on le remodèle tel qu’il est à l’esprit.
La première peinture chinoise qui m’a fortement impressionnée était une estampe chinoise de Jing Hao ou Fan Kuan représentant des falaises bleutées. Ce fut mon point d’entrée. J’ai alors recherché d’autres artistes orientaux qui traitaient leur motif avec des formes et des couleurs « ressenties ». Puis, chez les artistes occidentaux j’ai reconsidéré l’œuvre de Turner, qui m’a conduit vers celle de John Ruskin puis vers cet incroyable artiste américain Thomas Moran et notamment son aquarelle de 1874 « The Great Blue Spring of the Lower Geyser Basin » aux couleurs sorties de nulle part ! Aujourd’hui bien longtemps après ces découvertes d’étudiant, l’émotion est intacte.
| Disciplines | Aquarelle, Dessin, Graphisme, Peinture |
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| Sujet | Composition abstraite, Paysage |
| Techniques | Acrylique, Aquarelle, Crayon, Encre, Pastel |
| Support et matériaux | Papier, Toile |
| Tendances | Abstraction, Figuratif |
| Code postal | |
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| Ville | |
| Région | Occitanie |
| Numéro de téléphone | |
| Site web | https://numerare.fr/ |