Fabrice Kocurek
Son intérêt pour la création apparaît dès l’enfance au contact de sa mère, qui dessinait et peignait. Cette présence artistique marque durablement sa sensibilité, même si son parcours professionnel s’oriente d’abord vers un autre domaine : la gastronomie.
Très jeune, il se forme à la cuisine et devient chef cuisinier en restauration gastronomique. Durant son apprentissage, son maître lui répète souvent une phrase qui restera gravée dans sa mémoire : « la cuisine est comme la peinture : comme sur la palette d’un peintre, on associe des couleurs pour créer ». Cette idée d’association, d’équilibre et de recherche restera profondément ancrée dans sa manière de travailler.
Dans les années 1990, il part vivre en Angleterre où il exerce comme chef cuisinier pendant plusieurs années. C’est à cette période, lors de la découverte d’une exposition consacrée à Wassily Kandinsky, que son intérêt pour la peinture se ravive intensément. La découverte des premiers travaux de l’artiste agit comme un déclic et le pousse à reprendre les pinceaux.
De retour en France après plusieurs années à l’étranger, il poursuit cette exploration artistique. Un problème de santé l’amène finalement à envisager une nouvelle direction professionnelle. Il choisit alors de se consacrer pleinement à la peinture et d’en faire son activité principale.
Après une première année de travail intense, il prend une décision radicale pour préserver la sincérité de sa recherche : se détacher volontairement d’une grande partie des influences visuelles et médiatiques. Il s’éloigne des réseaux sociaux, de l’actualité et du flux constant d’images qui caractérise notre époque afin de protéger un espace intérieur de création.
C’est à partir de ce moment que sa peinture commence à évoluer profondément. Libéré de nombreuses références extérieures, il développe une approche basée sur l’exploration de la matière picturale elle-même. Son travail ne consiste pas à illustrer une idée ou à reproduire une image, mais à observer ce que la peinture révèle au fil du processus.
Depuis plusieurs années, il développe ainsi une recherche picturale réunie sous le titre « Le tableau et sa mémoire », une série au long cours où chaque œuvre constitue une étape d’exploration.
Sa peinture explore les structures profondes du vivant, révélant un monde où nature, humanité et cosmos se déploient comme les fragments d’un même organisme.
Texte de série
La série « Le Tableau et sa Mémoire » constitue le cœur de la recherche picturale de Fabrice Kocurek.
Il explore l’idée d’une mémoire inscrite dans la matière picturale.
Les œuvres se construisent par stratification effacements, et altérations où la peinture devient un espace d’observation et de révélation. Plutôt que d’imaginer une image à l’avance, le processus consiste à suivre les structures qui apparaissent progressivement dans la matière.
Au fil de cette stratification, des formes émergent : réseaux organiques, flux, sphères et architectures vivantes, comme si chaque tableau révélait peu à peu sa propre structure interne.
Dans cette recherche, la peinture est envisagée comme un territoire de mémoire — une sorte d’ADN pictural — où l’image n’est pas inventée mais découverte.
D É M A R C H E A R T I S T I Q U E
Ma peinture s’inscrit dans une recherche que je développe au sein de la série « Le Tableau et sa Mémoire ».
Je considère la peinture comme un territoire d’exploration plutôt que comme un simple moyen d’expression. Chaque tableau est
abordé comme un système vivant dont j’essaie de révéler progressivement la structure interne.
Le travail se construit par strates successives. À mesure que les couches apparaissent, certaines formes émergent, d’autres
disparaissent, jusqu’à faire apparaître un réseau de relations qui semblait déjà présent dans l’image. Mon rôle consiste moins à
imposer une composition qu’à révéler ce que j’appelle l’ADN du tableau.
À travers ces processus de stratification et de révélation, mes peintures font apparaître des structures organiques qui évoquent à la
fois les réseaux biologiques, les systèmes neuronaux et certaines cartographies cosmiques.
Mon travail explore ainsi les correspondances possibles entre le microcosme et le cosmos, où le tableau devient un espace de
recherche sur les structures invisibles du vivant.
| Disciplines | Peinture |
|---|---|
| Sujet | Composition abstraite |
| Techniques | Huile |
| Support et matériaux | Toile |
| Tendances | Abstraction, Art conceptuel |
| Code postal | 59830 |
|---|---|
| Ville | Cysoing |
| Région | Hauts-de-France |
| Numéro de téléphone | |
| Site web | https://www.artmajeur.com/fabrice-kocurek |