zeder
Je ne me fixe pas cependant sur un médium particulier, car j’aime aussi tenter des choses inédites afin de trouver les moyens adaptés au résultat que j’espère. Ainsi lors des mes recherches j’ai utilisé la couverture de survie comme support, parce que je trouvais qu’elle permettait de créer une lumière ressemblant à ce que l’on perçoit avec les éclairages électriques, néons et leds, dans les villes, et Paris en particulier, que je connais bien. Cela m’a conduit à réaliser la série « les lumières de la ville », des toiles peintes à partir de croquis personnels ainsi que de photos, de la place Stalingrad où j’ai habité durant 20 ans, de relative grande dimension (100x160 cms), peintes sur des couvertures de survie marouflées sur un châssis en bois, en général. Certaines parties ne sont presque pas, ou pas du tout, recouvertes par l’acrylique, de sorte que la teinte dominante est le doré du fond, tout simplement. D’autres sont entièrement couvertes -les bleus en général- et une fois la première couche posée j’ai rajouté des rehauts à l’huile pour accentuer la luminosité de certaines couleurs. J’essaie aussi de me situer au point où la lumière semble créer d’elle même sa propre forme, un peu comme les ordinateurs génèrent des images à partir d’une représentation en fil de fer sur lequel sont projetés des photons virtuels (ray-tracing).
Et il me semble qu’au delà de la distinction peut-être un peu dépassée figuration/abstraction, la peinture peut s’analyser au travers du prisme « représentation du microcosme/ représentation du macrocosme ». Au sens où il y a deux positions possibles face à la tâche de produire des images. Soit on s’attache à rendre un « morceau » de la réalité, une de ses parties, et c’est ce que j’appellerais une peinture du macrocosme. Le paysage évidemment appartient à cette tendance, ou bien certaines peintures abstraites qui jouent avec l’espace, comme celles de Zao Wou-Ki par exemple. Soit on s’intéresse davantage aux relations entre les éléments du tableau, ce qui se joue à l’intérieur du cadre, un peu comme sur une scène de théâtre. Et c’est ce que j’appellerais une peinture du microcosme, où la théâtralité a une très grande place. Bien-sûr ces deux approches ne s’opposent pas et on en retrouve certains éléments dans tous les tableaux. Mais pour ma part c’est à la seconde tendance que je me rattache. Les deux artistes qui m’ont donné envie de peindre à l’adolescence sont en effet Bacon et Le Caravage et il me semble que leur point commun est justement la théâtralité des rapports entre les différents éléments de la composition de leurs œuvres. Évidente chez Bacon quand il entoure ses personnages d’une foule de spectateurs ; cette intention est plus implicite chez Le Caravage mais il me paraît indéniable que beaucoup de ses œuvres sont des scènes (quand ce ne sont pas des cènes ! ) où se joue un drame. Je pense que ce ne sont pas uniquement des éléments figuratifs qui doivent entrer en relation mais les éléments formels de la composition elle-même. J’ai tiré de ma pratique le sentiment que la peinture-matière peut prendre trois formes fondamentales. Une forme liquide, qui a chez moi souvent l’aspect de coulures, comme si la lumière devenait liquide ; une forme plus « gazeuse » floue et imprécise que je représente en utilisant une technique pointilliste ; et une forme solide voire cristalline où l’objet donne à voir son intérieur et devient transparent. Ces aspects de la peinture- matière s’imposent à moi naturellement lors de l’exécution. Ce qui est une autre cause de mon incapacité à me représenter dès le départ la forme finale de l’œuvre commencée.
Je ne propose pas de rebrousser chemin, vers une figuration en fait impossible à atteindre, mais de trouver des moyens de rendre compte du monde présent, paysage urbain aux formes architecturales vives ou repas de nuit éclairant une accumulation de choses. Bref d’utiliser les anciens moyens de la peinture pour parler d’aujourd’hui.
Romain zeder,
Montreuil, le 8 juillet 2021
Etudes en Arts-Plastiques :
1990-1992 : Auditeur libre des cours des beaux-arts de Paris avec en parallèle un cursus de
philosophie/sociologie à la Sorbonne. (Agrégé de philosophie aujourd’hui).
1992-1995 : Cours de peinture à l’école supérieure des arts appliqués Duperré
2001-2005 : Cours de modèle vivant et de peinture aux ateliers des beaux-arts de la ville de Paris, Belleville.
2005-2007 : Cours de modelage et sculpture des beaux-arts de la ville de Paris, atelier Marc Bloch.
2023: Prix: Prix Frédéric de Carfort pour la peinture, décerné par l'académie de la Grande Chaumière ainsi que par la fondation de France.
Expositions :
2023 :
Exposition à la la galerie paul13, au 13 rue de la Condamine, Paris.
Exposition en duo à la galerie 60ADADA, rue G. Péri Saint Denis.
2021: Portes ouvertes des ateliers d’artistes de Belleville, au mois de mai.
2020 : Exposition avec le sculpteur Marc Guillermin, « Nature fragile/fragile de nature », à la galerie
« 60Adada » à Saint-Denis.
2019 : Exposition personnelle chez Beuscher, Paris Bastille.
2019 : Exposition personnelle à la « Galerie Éphémère », Croix de Chaveau, 93130 Montreuil.
2019 : Salon d’Automne. section « figuration libre »
2017 : Exposition de peintures au salon de peinture du Val de Cher.
2016 : Salon d’Automne, section « figuration libre ».
2016 : Décembre : exposition aux Ateliers d’Artistes de Belleville (AAB) à Belleville. Sur le thème de la nature
morte.
2016 : Exposition « Passeport » à la Maison des Métallos, 11ème arrodissement Paris, au mois de mai.
2015 : Exposition de peinture aux ateliers de timbrage « Lejeusne », 75 011 Paris.
2003 : Exposition collective de peinture à Giverny.
Collaborations artistiques :
Collaborations/illustrations pour la revue de théâtre « Cassandre/Hors-champ ».
Dessins, prêt de tableaux, et « doublure main » pour le film « A la dérive » France3.
Grandes toiles (4x4 mètres et 7x4 m) pour la pièce Candide, d’après Voltaire, mis en scène par F.
Charron, compagnie ‘Tant pis pour la Glycine’.
| Disciplines | Peinture |
|---|---|
| Sujet | Nature morte, Nu, Objet, Paysage, Portrait, Scène de la vie, Urbanisme |
| Techniques | Acrylique, Aquarelle, Huile, Mixte |
| Support et matériaux | Bois, Linoléum, plastique, polyesther, Papier, Toile |
| Tendances | Expressionnisme, Figuration libre |
| Code postal | 92130 |
|---|---|
| Ville | Montreuil |
| Région | Île-de-France |
| Numéro de téléphone | |
| Site web | https://dessinsdezeder.com/ |