
Mathilde Pénicaud
Éloge de la suite
«Mathilde Pénicaud développe un langage sculptural à partir de l’alliance « fondamentale » entre l’acier et le béton. Ce langage formel fait référence à une préhistoire et un antique reconstruits, où traces de vie animales et végétales, et vestiges de réalisations humaines cohabitent dans un même état figé de matière : une roche d’un nouveau genre, une pierre factice, un artéfact moderne, le béton armé.
Les fragments et squelettes que nous donne à voir Mathilde Pénicaud sont, à la manière d’une synecdoque, les signifiants d’un monde plus vaste et plus complet, que l’on est tenté de recréer en ajoutant chair et mouvement au vivant, hauteur, rondeur et régularité au bâti.
Recréer ou créer ? Car nul doute qu’aucun animal ni aucune plante, même fossilisé, n’a jamais eu comme ossature des tiges de fer, ni comme articulations des masses de béton. De même, il n’est pas de temples antiques dont les piliers et colonnes auraient été sculptés dans du béton armé et sertis d’une spirale d’acier aux arêtes vives. Peut-être s’agit-il alors d’une antiquité et d’une préhistoire à venir.»
Audrey Koulinsky
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- Support et matériaux : Inox et béton
- Année de création : 2012
- Dimensions : 4 x 5 x 2 m