Biographie.
Sous la toile, les toiles…
Ne demandez pas à runamok ce qu’elle a voulu dire dans sa peinture,
elle restera interloquée. Pourquoi faudrait-il expliquer ?
La peinture est pour elle, comme pour beaucoup, affaire de « ressenti ».
Si ses toiles peuvent toucher quelqu’un, elle irradie d’une espèce de joie incrédule, tant elle a hésité avant de ressentir la nécessité de « s’exposer ».
Car toute création relève de l’intime, et chacune de ses toiles n’est en fait
que l’aboutissement d’élans d’humeur, de couleurs, de questionnements, d’interrogations, de repentir. Chaque « tableau » en contient, cinq, dix, douze, qui ne se révèle qu’à force de recherche, de doutes, de tâtonnements.
Mais aucune toile ne verrait jamais le jour sans « le » support de base :
une sorte de bâche de papier kraft, recouverte des macules et des stigmates des différents apprêts ayant servis aux travaux précédents, qui créent
« l’accident », les reliefs qui animeront le tissus encore en devenir de toile.
Viennent ensuite les acryliques et les pigments, véritables sources d’émerveillement et d’inspiration.
Vous pensez assister à l’élaboration d’une toile « rouge » ? Perdu ! elle tendra finalement vers l’ocre, en étant passée éventuellement par le bleu, le vert, avec des rehauts de noir et… rouge peut-être, si les éléments « grattés » le font réapparaître.
Ne vous attendez à rien, laissez vous porter, ne cherchez surtout
pas à « comprendre » ce que runamok a voulu exprimer, elle ne le sait pas
elle-même, sa seule prétention consiste à faire que chacun trouve devant
ses toiles une émotion, qu’importe le fait que ce soit celle qui ait présidé
à sa création.
Quant aux titres des œuvres, ne cherchez pas non plus, elles sont à l’image
du nom du peintre « runamok » qui à l’instar du mot anglo-malais veut dire
« péter les plombs » !
Brigitte Simonneau
Salons.
art en vo, 2007
Galeries.
paris immobilier, 33 rue tiquetonne, 75002 paris



