Biographie.

« Un bleu brûlant de froid »

« Les perceptions ne sont pas toujours silencieuses mais celle de Viviane Clerc Barrou le sont. Seul le flou souffle la musique d’un vent qui ne s’embarrasse du superflu.Tant mieux. Non pas qu’elle va à l’essentiel plus qu’à autre chose. Mais parce que c’est elle. Point. On la devine cette artiste, femme, à la fenêtre de sa vie, jouant de la harpe avec les plis du voilage. Viviane Clerc Barrou est partout dans ses toiles et ses dessins. Partout mais dans la mémoire que son œuvre a retenu d’elle-même. Une œuvre dans les limbes de la féminité. Comme si les nervures, végétales et fragiles inscrites en fond de toile par le marouflage, coulaient dans ses veines.

L’œuvre est un continuum de soi-même. L’artiste fait excellemment vibrer les transparences. Et craquer le papier. Si elle est silencieuse, le support papier, lui, inscrit un langage de signes et de cris doucement retenus. Il porte les petites marques élégantes du plaisir de l’encre de chine ou de l’acrylique. C’est une partition intime, jouée moderato cantabile sur un Hiroshima mon amour qui nous arracherait un peu trop le cœur.

Elle me touche Viviane Clerc Barrou dans son élégante retenue, dans ses transparences et dans ce génie de savoir être là simplement, doucement. Et puis, elle me surprend aussi. D’abord cette toile au bleu indigo d’une intensité d’énergie, qu’elle est comme un grand éclat de rire dans son univers. Et puis, par de minuscules personnages qui se baladent sur les à pics vertigineux de ses couleurs. Chez elle,la finesse du détail est un petit délice d’humour.
Il en est de même des projections à la Pollock qui viennent doucement ponctuer la toile. Elles ne sont surtout pas de trop. Juste assez pour nous donner à entrevoir la référence culturelle et nous projeter quelque part sur la cinquième avenue ou sur un lac gelé finlandais. A mains nues et en patins à glaces…

Dans la peinture de Viviane Clerc Barrou, tout est suggéré, rien n’est délimité. « Tous les possibles sont ouverts » dit-elle. L’envol du carré comme la désacralisation de l’art sacré, la gravitation, le froid et le chaud…Du bleu brûlant, elle passe au blanc glacial avec une aisance qui fait exploser les silhouettes. Celles qui se glissent dans les reflets de ses couleurs sourdes pour éclater de rire. Et retarder la tristesse des choses ».

Nicole Dupain.

Salons.

D'ART NICE
ART'VO


VIVIANE CLERC BARROU -
VIVIANE CLERC BARROU -
VIVIANE CLERC BARROU -
VIVIANE CLERC BARROU -

Plan :

Infos :