Biographie.
Tessa Zerbib est un peintre de l'attitude, du corps révélé dans sa plus stricte intimité, du portrait traité dans sa simplicité, son impudeur aussi. Ses personnages sont d'ailleurs toujours pris sur le vif, chez eux, dans une mise en scène limpide, un certain abandon aussi, voire un brin d'impudeur. Depuis le début, la jeune femme est passionnée par le nu sans artifice, par le visage sans fard. Certes, le corps fut déjà le fruit d'un premier travail sur le mouvement, d'après modèle vivant. Un trait jeté, abstrait, aérien. Cette passion pour l'image statique ou vibrante, le peintre l'a héritée d'un père marchand de tableaux et d'une mère photographe, spécialisée dans la danse. Excepté cet atavisme de base, les études ont également porté leurs fruits puisqu'elle suit des études d'art graphique à l'atelier Penninghen, puis à l'ECV (école de communication visuelle). La jeune diplômée devient alors graphiste free lance, et œuvre dans la publicité et dans l'édition où elle réalise plaquettes, logos et brochures de luxe. Parallèlement, elle écoute sa petite voix intérieure et suit des cours du soir à Montparnasse, dans des ateliers de la ville de Paris. Et puis il y a deux ans, changement de cap. La passion gagne. Tessa Zerbib* met un terme à sa carrière de graphiste et se consacre exclusivement à la peinture. Aujourd'hui, l'artiste est revenue au figuratif, et à un certain réalisme puisé dans le legs d'un Freud ou d'un Schiele, puis traité à sa manière. Un travail qu'elle réalise d'après photographie, où l'écran de son appareil numérique lui sert de premier canevas, et où les distorsions des clichés sont ensuite traduites dans la peinture. Des mises en scène réduites à l'essentiel, où corps et visage peints à l'acrylique sur une toile de lin, laissent deviner un moment d'intimité, une parenthèse dans le temps. (Serge Gleizes/AD)juin 2005
Salons.
Salon d'Automne 2005 - Paris



