Biographie.

de formation scientifique , je débute une carrière d'enseignant en physique chimie dans l'éducation Nationale .
persuadé que ma vocation est ailleurs , je met fin à cette activité début des années 2000 pour débuter un parcours de sculpteur.

Originaire d’un village de montagne, J'avoue une très forte passion, pour les animaux sauvages, la nature et ses reliefs caractéristiques à l’image de rochers de Bavella semblant rejoindre le ciel.
Les essences locales abondantes présentes dans la forêt sont essentiellement
le châtaignier , l'Olivier , le noyer et les souches de bruyère.

C'est une recherche permanente et obsessionnelle qui me plonge dans mes travaux .
Ce sont des visions de structures tridimensionnelles que j'ai d'abord étudié lors de mes études de physique et que la sculpture me permet de faire émerger du fond de mon esprit .

Les lignes de force sont volontairement accentuées pour faire ressortir et souligner l'impression recherchée et donner le maximum d'expression :
force , mouvement , lourdeur , pesanteur , légèreté , verticalité , horizontalité .

Le volume est essentiel mais l'observation en particulier sur les formes préexistantes des racines est décisive et incontournable.

La terre est source de vie , la racine y puise son énergie.
Nous sommes soumis au cycle universel , chaque être est issu de la terre et retournera à la terre.
En botanique la racine est la partie souterraine d’un végétal qui lui permet de puiser dans le sol les éléments nécessaires à sa nutrition (eau, sels minéraux) et d’assurer sa fixation à son support.
la racine du latin radīcīna, diminutif du latin radix signifie base, source ou fondement.

Ce que je viens d'exposer a une portée symbolique importante qui va constituer ma base de réflexion.

L'histoire débute par une souche extraite lors de l'ouverture d'un chemin forestier.
Cette racine fut ensuite entreposée sous un chêne où elle séjourna pendant plus d'un an.
Il m'arrivait de passer devant et d'y poser mon regard.
L'instant d'observation était bref et pouvait à première vue paraître futile.
J'avais l'impression qu'une tête de taureau se dégageait de ce bloc.
J'aurai pu en rester là , oublier et passer à autre chose , une simple curiosité qui avait attiré mon attention.

Puis je décidai de franchir le pas et de ramener cette souche dans ma cave pour la travailler.
De manière spontanée en utilisant la technique de la taille directe j'opérais des corrections à l'aide de ma tronçonneuse , de mes ciseaux et mes gouges.
La tête de Taureau venait d'apparaître.
Il ne manquait plus qu'à lui rapporter une paire de cornes que je réalisais en noyer.

Je ne savais pas encore que cette cascade d'événements menant à la réalisation de cette sculpture allaient bouleverser le fil de ma vie et me conduire sur une nouvelle voie.

Asymétrie et Symétrie , naissance d'un paradoxe.
Une racine par définition est asymétrique.
Dans la réalisation d'une sculpture il est fondamental que les symétries soient rigoureusement respectées au niveau des volumes.
Cela constitue l'aspect technique du travail.

Le problème est posé : comment déceler une symétrie dans une racine qui par définition est complètement asymétrique ?

A ce stade était il alors nécessaire de poursuivre le travail ?

Un équilibre semblait être atteint par ces petites retouches que je peux qualifier avec un certain recul de modestes par rapport à ce que la terre m'avait offert.
La pièce semblait être aboutie suite à cet étrange face à face.
Il venait de se créer un dialogue et un profond sentiment de respect.

Il était important à ce stade de ne pas aller trop loin , en effet malgré ces symétries crées la racine devait conserver sa structure propre.
En poursuivant le travail et en franchissant certaines limites le risque était de défigurer une structure déjà existante avec ce qu'elle représente.

Ce que je viens d'évoquer est un premier aspect.
Si je vais plus loin dans l'analyse d'autres éléments essentiels viennent se greffer.

Il est important de noter pour étoffer mon raisonnement que je suis un sculpteur autodidacte.
Je n'ai été formé par aucune école je n'ai donc reçu aucune influence artistique extérieure.
Mon travail est donc issu de mon imagination.
Mais comment l'individu construit il son imaginaire ?
Si je compare ce que j'ai crée avec le relief montagneux de ma région je constate de la matière crée se rapproche de celle du relief géographique.
Cela est visible en particulier sur la photo d'une sculpture représentant un aigle prise devant les aiguilles de Bavella.
En effet la structure des ailes du rapace sont semblables à la configuration des rochers.
Il y a donc une retranscription inconsciente de l'espace environnant donnant un style propre à la pièce réalisée.
La montagne est rude , elle est soumise aux tempêtes , la verticalité des massifs plongeant dans la mer donne une impression de dureté et d'austérité.
Cela est également retranscrit dans le travail où les animaux sauvages prédominent.
La notion de liberté et l'immensité sont également des valeurs fortes transmises par cette terre.


La tête de taureau en l'occurrence réalisée l'année 2000 dans une racine fut par sa force et son équilibre une pièce majeure.
Cette œuvre réalisée de manière spontanée et presque accidentelle marquera mes futures inspirations.


Des bronzes à la cire perdue sont réalisés en fonderie à partir des pièces maîtresses dans des séries limitées à 8 exemplaires.

Les dessins et lithographies occupent également une place importante dans mes travaux.

Les ouvrages littéraires qui m'ont marqué :
"le Mythe de Sysiphe" d'Albert Camus , Antoine de Saint Exupéry et Michel Leiris avec "Miroir de la Tauromachie".


Salons.

Participation au salon d'automne des artistes français au Grand Palais , Novembre 2009 .
Participation à l'exposition annuelle de la societe nationale beaux arts au Carrousel du Louvre , Decembre 2011 et 2012
Exposition au Grand Palais dans le cadre de l'exposition Art en Capital 2014
section des artistes Independants
Exposition Universelle de Milan 2015


Stephane DEGUILHEN - tire: 10 Avril , bronze à la cire perdue , tirages limités
tire: 10 Avril , bronze à la cire perdue , tirages limités
Stephane DEGUILHEN - Titre : panthère noire , bronze tirages limites numéro 1/8 , long 39 cm , hauteur 18 cm , largeur 19 cm
Titre : panthère noire , bronze tirages limites numéro 1/8 , long 39 cm , hauteur 18 cm , largeur 19 cm

Plan :

Infos :