Biographie.
Aujourd’hui, Mélys nous réoriente.
Et joue désormais sur deux tableaux.
Après nous avoir invité à mieux considérer notre quotidien, ces lieux qui portent notre quotidien. Nos paysages urbains négligés. Après avoir peint nos villes, nos usines, nos gares ou nos ports. Sans détours, avec humanité. Usant sans calcul de son précieux pouvoir calorifique. Nous livrant à cette vie féconde qui illumine ses sujets. Après avoir débusqué tant de lumière cachée. Après s’être elle-même nourrie, emplie, ressourcée. Mélys nous offre une distance nouvelle, un virage déjà annoncé. Son cadrage jusqu’alors précis, ajusté, ciselé, devient plan large, globalisé. Les détails, la proximité, les scènes parfois chaleureusement encombrées laissent davantage de place, d’espace, de respiration. Alors surviennent naturellement le souffle et le mouvement. Plan large et mobile, le contenant s’efface, le cadre est dépassé. Le réel est déshabillé, le superflu ôté. Restent un rythme, une vibration, l’essentiel, le fond. Et beaucoup de navigation. Le résultat de cette progressive et heureuse distillation, Mélys le nomme Peinture figurative infidèle.
Mais ce n’est pas tout. Evoqué plus haut, le deuxième tableau comporte une troisième dimension. Premier langage choisi par l’artiste, l’expression modelée, sculptée revient habiter sa gestuelle. Le maître mot est le lien. En véritable guide sur le chemin de nos vagabondages, Mélys tisse sa toile. Nul besoin de nous capturer. Mais il est vrai que, dans son sillage, nous la suivons de près. Mélys file grand train. L’enthousiasme, la curiosité, la générosité de l’artiste nous sont devenus familiers. Et, là aussi, Mélys nous emporte, nous dévergonde. Sa sculpture bouge en un mouvement paisible et parfaitement inlassable. Au début, on l’imagine sagement broder quelque récit mais, de suite, c’est l’engrenage ! Mélys échafaude, enchevêtre, tisse, coud, crochète, entrelace, tresse ; Elle lie, noue, accroche, amarre, attache, rapproche, raccommode. Une nouvelle vie se voit offerte à toutes ces charpentes, tous ces supports en provenance de matériels récupérés, et à tous ces cordages recueillis sur la plage. Hautes en couleur, les dimensions s‘envolent, leur cime est parfois hors d’atteinte. Une pelote qui roule, se déroule et affectueusement enroule tout sur son passage. Elle étire le fil sans jamais l’affaiblir ni le rompre. Son propos n’est pas d’éprouver la résistance des matériaux, ni de mener à la rupture, à la limite. Pas plus que de trop tendre, de surtendre, mais bien plutôt de sous-tendre le lien qui, peut-être, nous aurait échappé. En toute bienveillance, Mélys sculpte notre équilibre instable.
Didier Lassalle, architecte
Salons.
Salon d'Automne en Chine 2012
Cow parade Bordeaux 2010 "Vache au vert" "Vach'Art"
ShanghaÏ Art Fair Ejis
Salon MAC Bastille
Salon de Charenton
Galeries.
Grémeaux Art Gallery 33120 ARCACHON
Art'Galerie 40150 HOSSEGOR
Expositions.
21 juillet au 5 août 2012
Musée d'Art Contemporain
33780 SOULAC SUR MER



