Biographie.
A propos
« Les espaces sont parfois des lieux de dislocation. Les fragments organiques de Marie-Anne Franqueville les habitent avec une silencieuse aura. Des salles vides et blanches accueillent quelques morceaux épars de ce qui semble être une forme corporelle ou un substitut de chair.
Les angles servent de supports, les murs de parois d’accroches. Les ‘entités preuves’ que nous offrent l’artiste s’organisent en une composition quasi chamanique, où la trace charnelle de l’humain est perceptible sans toutefois être réellement reconnaissable. Une quelconque métamorphose fut sans doute à l’œuvre pour aboutir à une telle transformation… Ce travail nous parle de transposition, de mutation, de désagrégation.
Grâce à la démultiplication des médiums employés: résine souple, cheveux, fourrure, béton, papier, plâtre… Marie-Anne Franqueville nous conduit au cœur de la grotte ancestrale. Son ‘art rupestre’, tout autant pariétal que mobilier, se nourrit des codes premiers et primitifs des origines. La symbolique de la fertilité, en lien avec la nourriture, le corps et la femme sexuée et reproductrice renvoi irrémédiablement aux formes vulves, triangles, vénus du paléolithique.
Mais de l’origine aux accroches votives et aux évocations prophylactiques, la gestation, l’accouchement, la survie et la mort viennent en boucle former une installation-reliquaire dont l’artiste ne souligne que les mises en formes, les structures et le vocabulaire. Car au-delà de ces probables évocations et connections, le parcours initiatique que nous devons visuellement et physiquement emprunter est avant tout contemporain. Il nous fait obligatoirement déambuler sur un chemin de souvenirs et de commémorations du monde actuel.’Trophées’, ‘ex-votos’, ‘tabernacles’, ‘boites à secrets’, fabriquent alors des structures-résidus, des ossatures dépouillées de leurs chairs. Il ne nous reste alors que des carapaces et coques que l’on pourraient supposer vides car refermées en boites hermétiques ou dont la relique s’est décomposée en se mêlant au support de sa supposée conservation, n’en laissant que l’emprunte moulée en creux. objets inconsistants, inexistants, mais témoins.
Les formes reliquaires, graines et extractions archéologiques de surface de Marie-Anne Franqueville ont l’ambition de nous signaler en une écriture tactile, que l’idole peut continuer de fonctionner si l’on prend la peine de l’invoquer. Les restes de ce qui fut tribu, organisation sociale, homme, animal, sang, les résidus de ce qui fut chair, os, organes sont ainsi exposés, piqués, surélevés, accrochés. Et la forme qui en fut la plus révélatrice, chair, ventre, germe fertile se voit ainsi adulée et élevée au rang premier de terre et mère à la fois nourricière et procréatrice. »
Merci pour ce texte écrit par Nathalie Réveillé, Historienne de l’Art
« Voici deux jeunes artistes qui ne se connaissent pas et que j’ai reçu récemment ; je deviens pseudo gourou transversal, des jeunes viennent parfois me voir…
Je vous ai déjà parlé de Maess : vingt-huit ans, Polonaise, passionnée de tango argentin, d’érotisme et d’aéroports, ses thèmes de prédilection. Ses dessins ont encore besoin de travail, mais sa stratégie de communication artistique, par contre, est un modèle du genre. Site Internet, graphisme, discours, cartes de visite, tout est en place, irréprochablement calibré. Ponctuelle au rendez-vous, bien élevée, sa tenue vestimentaire ne laisse aucune place à l’à peu près…
Et voici Marie-Anne Franqueville qui m’écrit à la suite de la mise en ligne de la FID NewsLetter #2,dont elle était le sujet.
“La table-atelier a disparu, (je viens de déménager dans tout petit pour un an et n’ai comme simple table qu’une boite en bois posée devant une fenêtre. j’y dessine assise en tailleur quasiment au sol), je vais donc être confrontée pendant un an à l’essentiel : le dessin. C’est une aventure qui me ravit. J’ai l’impression que cette année mon rapport au dessin va prendre un nouveau tournant. Il va devenir mon obsession et un nouveau voyage initiatique. À défaut de créer des espaces réels, je vais tacher de régler le problème dont nous avions parlé ensemble : mettre l’espace mental à nu, en lignes. J’ai hâte. Et j’ai le temps.”
Si vous êtes marchand, galeriste, vous choisissez Maess, sans hésiter. Elle est prête, fiable.
Et si vous êtes collectionneur, n’êtes vous pas tenté par Marie-Anne Franqueville, par sa prise de risque ? Elle sait ce qu’elle veut. Elle est prête à en payer le prix !
Le problème est qu’il faudrait être à la fois Maess et Marie-Anne Franqueville, et cela n’arrive – presque – jamais. C’est un peu comme les vierges expertes, si vous voyez ce que je veux dire.
Puisque le marché de l’art est fait autant par les marchands que par les collectionneurs… »
www.blogdudessin.com
par Serghei Litvin
« Regardez ce dessin de Marie-Anne Franqueville (elle a participé à la FID 2010) : travail très personnel, indifférent aux modes. Une tension perpétuelle, issue d’expériences personnelles fortes, en Afrique et ailleurs. Obstinée, fragile, Marie-Anne Franqueville suit un chemin solitaire. Son travail, en dehors du dessin, est fait d’immenses sculptures qui ne peuvent voir le jour (elle ne dispose que d’une table pour tout “atelier”) et d’empreintes étranges, blanches, de taille modeste, qui semblent issues d’expériences spirites de la fin du 19e siècle. Ses carnets de croquis ont un côté jungien évident. Regardez les quatre pattes de l’hyène : chacune est différente des autres, comme appartenant à un autre animal. Et la tête est traitée “en portrait”, personnaliste, personnifié, tandis que le corps n’est que silhouette, linéarité.
Marie-Anne Franqueville traverse le miroir, suit son chemin, prend des notes dans ses carnets de croquis. Si vous voulez la rencontrer, regarder ses dessins, feuilleter ses carnets , venez à la 3e édition de la FID : elle est invitée. »
Par Serghei Litvin.
« Marie-Anne Franqueville était une étudiante en mon atelier a ENSBA pendant tous ces études la. Elle était diplôme en novembre 2009.
Pour moi, je crois qu’elle fait les dessins comme communication, un part sortie de son imagination ou ses rêves ou ses contes, un autre part qui sort des choses qu’elle a vu et qui nourri le premier part. Un troisième part jouent avec les acteurs ou les motifs et on est invite d’entrer dans leurs univers.
Ses dessins a développé beaucoup, en particulier pendant sa séjour au Ghana, la richesse de ses idées et maintenant bien servi par son pratique, en beaucoup des formats différent, sur les supports très variées. Je suis très content de donner mon recommandation pour elle, comme dessinateur et, plus, comme artiste avec une chose à dire. »
RICHARD DEACON
Salons.
Expositions
2011:
Exposition du Concours Sinoccygen, Du 23 au 29 janvier, au Sofitel Paris Le Faubourg, 15 rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris.
2ème édition de Poissy Talents, Centre de diffusion artistique de la Ville de Poissy, France
Exposition au Musée- Galerie d’Art DAFAN à la Pingod Community, Beijing
Conception d’un étendard, hissé au 6B, Saint-Denis, France
Festival de Land Art, Les artistes en campagne, Savins, France
Biennale Internationale d’art contemporain, «Plus léger que l’art», Nîmes, France
Foire Internationale du Dessin, Paris, France
2010: Poissy Talents, Centre de diffusion artistique de la Ville de Poissy, France
Fantastique des mirages 3, Galerie Inknight, Paris, France
Foire Internationale du Dessin, Paris
2009-10: Galerie Inknight, Fantastique des Mirages1, Paris, France
Quartiers Libres, Quartiers d’Orange, Bamako, Mali
Quartiers Libres à Paris, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, France
2008: 53e Salon d’Art Contemporain de Montrouge, France
Ka kra Ka kra, Alliance Française de Kumasi, Ghana
2007 : Des bêtes, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris, France
52e Salon d’Art Contemporain de Montrouge, France
Suite ornementale, sous le commissariat de Thomas Golsenne, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris, France
SaNsa 2007, artist workshop, Accra, Ghana
2006 : Jachère/J’achète, sur une proposition de Vincent Barré et Richard Deacon, Galerie de l’AGART, Amilly, France
Expositions.
Exposition du Concours Sinoccygen, Hôtel Paris le Faubourg, 15 rue Boissy d'Anglas, 75008 Paris



