Biographie.

FORMES ET MATIERES – LE TABLEAU COMME MISE EN SCENE

A côté de quelques exercices figuratifs mon travail est essentiellement abstrait dans le sens où je m’éloigne du portrait, du paysage etc. bref du sujet. La peinture avec ses moyens propres mis sur la toile constituent déjà pour moi le sujet. Non pas que je n’ai pas de considération pour la figuration – j’admire par exemple les natures mortes d’un Chardin – mais disons que je prends la toile comme un champ ou une scène sur lesquels jouent traits, couleurs et formes ; ce sont là des acteurs en soi qui s’organisent pour monter un spectacle. La toile ou le papier sont mes supports traditionnels ; l’image est fixe mais l’imagination est libre de courir sur la toile. Je n’aborde donc pas les performances, la vidéo ou les œuvres-environnement.

La rigueur des lignes et des formes que l’on trouve dans le courant minimaliste est une source d’inspiration de première importance, à l’image par exemple du Suprématisme dynamique de Malevitch (1916). Mais je ne veux pas réduire toute sensibilité en la ramenant à une esthétique austère et désincarnée. La rigueur géométrique apporte selon moi une ossature ou un squelette. Cette architecture doit porter à mon sens un mouvement, une « chair » sensible, en un mot être animée. Elle peut même sous-tendre une dimension spirituelle de l’œuvre.

POURQUOI JE PEINS

Mon intention est plutôt spirituelle. Par spirituel j’entends le sentiment du beau quand il est partagé et la notion de dialogue esthétique.

Avec le mouvement symboliste j’ai tendance à penser que l’art du peintre est d’abord individuel et singulier, en marge des structures sociales conventionnelles. Je ne vise, au point où j’en suis de mon parcours, aucune propagande en tant qu’artiste.

L’art est-il un divertissement ? Accessoirement mais il nous entraîne surtout vers l’insondable et le mystérieux, le contemplatif gratuit.

En somme j’invite le spectateur à un agréable dialogue hors des sentiers battus de notre vie quotidienne. Qu’il s’évade avec moi dans une rencontre et une émotion esthétiques. Avant tout je voudrais que celui ou celle qui regarde mon tableau éprouve d’abord un plaisir immédiat à l’instar de Delacroix déclarant peu avant sa mort : « le premier mérite d’un tableau est d’être une fête pour l’œil. » Ensuite, j’attends que la personne qui regarde éprouve une surprise, un sentiment d’étrangeté, une impression vivante et dynamique. Je voudrais que mon imagination rejoigne – est-ce de la magie ? – l’imaginaire du spectateur.

Art conceptuel et art sensuel dans une même fête visuelle : ce serait le but ultime.


Galeries.

La Rotonde - Yvon Birster
28 rue Eugène Carrière - 126bis rue Lamarck - 75018 PARIS
01-42-23-83-10

Expositions.

Exposition individuelle à la galerie La Rotonde à partir d'avril 2011


Jean-Claude ATZORI - Prisme ultracolore, 2004-2005 - Huile sur toile, 46 x 55 cm
Prisme ultracolore, 2004-2005 - Huile sur toile, 46 x 55 cm
Jean-Claude ATZORI - Composition aux trois seins, 2003 - Huile sur toile, 38 x 46 cm
Composition aux trois seins, 2003 - Huile sur toile, 38 x 46 cm
Jean-Claude ATZORI - Rêve nocturne, 2003-2004 - Huile sur toile, 55 x 46 cm
Rêve nocturne, 2003-2004 - Huile sur toile, 55 x 46 cm
Jean-Claude ATZORI - Le départ, 2004 - Huile sur toile, 41 x 33 cm
Le départ, 2004 - Huile sur toile, 41 x 33 cm

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