Biographie.
Née en 1969.
FORMATION
- licence d’Arts Plastiques, Université de Strasbourg, 1992
- professeur certifié d’Arts Plastiques depuis 1993
- stage céramique (le bol) avec Nani Champy-Schott au CNIFOP
- stage céramique (terres polies) avec Sylvie Rusé
- stage fabrication de papier végétal, méthode occidentale et orientale
avec Elisabeth Beurret
L’oeuvre de Carole Penin entretient un lien constant avec la Nature, qui est source d’inspiration pour ses motifs et fournit les matières premières de ses peintures et de ses céramiques.
Ses peintures sont une invitation à la méditation silencieuse, à la sensualité; ses céramiques une invitation au toucher.
Le motif principal du tableau ? Un fruit, une feuille, un objet mis en valeur, élevé au rang d’icône du quotidien, par la mise en scène, l’éclairage, la spatialisation …Les glacis de terres, d’ocres apportent lumière et transparence, matière et richesse. Les feuilles de métal (or, cuivre, …) sont la lumière même. Ce traitement en lumière et en matière de l’objet crée un espace émotionnel.
L’objet est isolé du quotidien par une marge. Ce dispositif confronte le spectateur à sa perception de la réalité, l’appelle à la méditation silencieuse, à observer différemment cet objet qu’il croit, à tort, connaître. Il est invité à mieux regarder ses lignes, ses courbes, sa peau, sa matière, sa sensualité, …
Ces mêmes objets simples, du quotidien, peuvent être associés à du texte. Une confrontation image/écriture, silence/discours, s’opère. Les textes sont des manuscrits originaux du 19 ème siècle ou écrits par l'artiste. L’objet est associé de façon étroite à la dimension temporelle. Il semble traverser les époques, inchangé, immuable, inaccessible, comme en suspension dans le temps. Seules les matières qui l’accompagnent donnent une prise au temps. Les métaux (cuivre, fer, …) s’oxydent, mutent, se transforment. Ces changements de couleur, d’aspect, viennent magnifier cet objet intemporel.
Les végétaux ne sont pas animés d'un souci botanique réaliste. Ils résultent plutôt d'une impression fugace, d'un instant végétal, d'un souvenir botanique entraperçu: la fragilité d'un pétale, les nervures d'une feuille, la douceur et la rondeur d'une coque joliment renflée, le graphisme d'une tige. Moments d'intimité partagés avec le monde végétal. Grâce toute japonaise de quelques tiges séchées, frêles, qui reprennent vie dans la représentation, deviennent délicates et raffinées.
Instant d'automne, souvenir d'été, espoir du coeur de l'hiver, promesse de printemps, ...
Objet et spectateur se retrouvent dans une autre dimension, hors du temps…et de l’agitation !
Galeries.
Galerie Poggi, 38 Grenoble
Galerie Philippe Boidet, 73 Chambéry



