Biographie.
Franco-suisse, je suis né et je grandis en Valais ( Suisse ). Avant de mettre les pieds dans le monde de la création, je pratique le judo ( sport-études ) et j’étudie les mathématiques à l’université.
En 2002, je suis diplômé de l’École Supérieure d’Art de Clermont-Ferrand, puis, en 2005, de l’École de Communication Visuelle de Paris.
Depuis 2005, je développe mes recherches plastiques; je travaille aussi sur des projets de communication visuelle, principalement dans le secteur culturel; et je collabore à des projets de spectacle vivant en tant que vidéaste, performer ou scénographe.
Toujours poussé par la curiosité et avec un désir d’apprendre, je suis, en 2007, des cours de dessin de modèle vivant au Candid Arts Trust à Londres. Entre 2008 et 2010, je participe à des stages au CRAS ( Centre de Ressources en Art Sensitif, Paris ) sur les technologies d’interaction en temps réel. En 2012/13, je suis le programme du CÉPIA ( Centre d’Étude au Partenariat et à l’Intervention Artistiques ) à l’École Nationale Supérieure d’Art de Bourges.
Mon travail questionne la place de l’individu dans la société. Il se nourrit de problèmes sociaux. Il parle de frustration, de convention, d’injustice, de déviance, de stéréotype. Il dévoile pour créer du lien.
L’autre et la rencontre avec l’autre me préoccupent. J’observe les relations qui se construisent et les comportements adoptés par chacun dans un acte de sociabilisation. Le «Qui suis-je?» et le «Comment l’autre peut-il m’apprendre quelque chose sur moi-même?» sont des questions récurrentes dans mon travail.
Fortement inspiré du monde de l’enfance, j’use des mots, de la parole, des matières et des objets manufacturés. Je les modèle, les détourne et les mets en scène. Et finalement, un lapin en peluche a autant d’histoires à raconter qu’une paire de gants en plastique ou qu’un clown musicien en plâtre ou encore qu’un œuf et son coquetier. À chaque fois, les histoires sont amères et caustiques mais enrobées d’un glaçage sucré et poétique.
Mon dessin c’est des ronds, des carrés ou des triangles; des traits, des hachures ou des courbes. Pas plus. Des éléments simples que je peux assembler à volonté. Mais c’est aussi des postures corporelles, des gestuelles et des rythmes d’exécution qui s’organisent en fontion des différents contextes de création. Et c’est encore une implication mentale pour défier les contraintes formelles, gestuelles et/ou contextuelles qui se sont imposées. Des contraintes qui me permettent de déjouer mes automatismes et de me guider dans la découverte de nouveaux tracés.
Mon dessin décide de s’impliquer dans le processus plutôt que dans le résultat. Je cherche l’expérimentation du trait dans l’action de dessiner. Je dessine à une main ou à deux mains pour mettre à l’épreuve mon tracé et lui montrer qu’il a encore à apprendre à être à l’écoute de ce qui l’entoure.



