Biographie.

Ancien élève de l’école d’Art de Bayonne et des Beaux-Arts de Bordeaux, militant de la gauche indépendantiste basque sous mandat d’arrêt européen, iF compte parmi les enfants terribles de la peinture.

Début 2010, il commence Inkontzientearen adierazpenak : (« les expressions de l’inconscient ») sa série de grande d’acryliques au semi-figuratif bistable, pulsatile et bigarré. Tout est là déjà dans l’approche du monde qui fait surface : le coloris vif et quasi primal, le dessin illustratif qui sait l’extravagance des formes, l’accord du tout ensemble lorsque la fausse impression n’identifie pas une dysharmonie révoltée sur elle-même, impérative et lumineuse. Le sujet politique, poétique, amoureux, quotidien est disparate – seul son apparition importe, seul l’écart de jointure ambitionne.

En 2011, Arrak eta Garrak (« Mâles et Fantasmes ») est la nouvelle série par laquelle le scandale des censures arrive. Salvation solitaire, déclaration de désir à l’amant emprisonné : les formes rétives prennent corps - viriles, turgescent, incendiaires, prométhéens. Si Inkontzientearen Adierazpenak fait l’éloge du surgissement par la couleur qui imagine sa forme, Arrak eta Garrak fait l’éloge de la chair par la critique du sens charnel qui fabule son pigment. Critique militante, critique désireuse, et la jubilation de son reflux.

Avec Isilduak, "Ceux que l'on tait", s'initie une nouvelle technique d'épanchement des fluide, isurketa, l'écoulement ou la controverse, par où la liberté des couleurs se défend d'être violentée. La dilection fait place à la dénonciation, le désir au dissentiment . Les stylèmes reversent leur intention - le corps fluent, démembré, hors-cadre, imparfait et drôle, arrêté à la rêve, a une justification satirique et ce qui est miraculeux dans la transigence empêche, soumet à la défaite de l'homme. C'est le drame et la beauté du style qui s'ironise: il avoue la solitude de l'artiste, il fait semblant d'épargner celle des autres. Le style, la marque au fer rouge et presque involontaire se paie de la différenciation du spectateur. La série quémande une identification, elle trouve l'absurde: l'existence est brimée, la tendresse est une autre blessure, demeure la peinture en hurlement silencieux des paroles muselées.

If inaugure la vision qui se mendie et se décommande, allumée par l’appel, agitée de contraintes, ravivée chaque fois dans le traitement sériel de tensions coalisées. La même couleur convoite et désinvite, la même ligne caricature et glorifie, comme désaveu dans la représentation, comme univers en joie d’être contestataire et déliré à vue, pour le meilleur des yeux, blessés, renouvelés, émus.


John Patrick Castet

Salons.

Hivernales 2012

Galeries.

Galerie Artitude, Jean-Pierre Lorriaux (Paris - 15e)

Expositions.

http://www.if-matxikote.eu/erakusketak
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(iF Matxikote) iF - Akrobazia II, 90 x 122 cm, 2013, acrylique / bois
Akrobazia II, 90 x 122 cm, 2013, acrylique / bois
(iF Matxikote) iF - Goitika, 90 x 122 cm, 2013, acrylique / bois
Goitika, 90 x 122 cm, 2013, acrylique / bois
(iF Matxikote) iF - Elkarrekin Baina Nahasi Gabe, 110 x 137 cm, 2012, acrylique / bois
Elkarrekin Baina Nahasi Gabe, 110 x 137 cm, 2012, acrylique / bois
(iF Matxikote) iF - Urezko Askatasuna, 137 x 110 cm, 2012, acrylique / bois
Urezko Askatasuna, 137 x 110 cm, 2012, acrylique / bois

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